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Tourisme · 24 Aug 2026 · 18 min de lecture

Se déplacer dans le Roannais sans voiture : bus STAR, TER, covoiturage et mobilités douces

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Fred
Rédacteur
Se déplacer dans le Roannais sans voiture : bus STAR, TER, covoiturage et mobilités douces

Vivre dans le Roannais sans voiture : le pari n'est plus si fou

Il y a cette phrase qu'on entend partout, dans les repas de famille comme dans les commentaires Facebook du groupe « Roanne et ses environs » : « en province, sans bagnole, tu es mort ». C'est confortable, comme constat. Ça évite de vérifier.

Or le Roannais n'est pas une métropole, personne ne prétendra le contraire. Mais l'agglomération rassemble une quarantaine de communes autour d'un point de convergence assez remarquable : la gare de Roanne, où se croisent les bus urbains, les TER vers Lyon, Saint-Étienne et Clermont, et les cars régionaux qui vont chercher les bourgs sans voie ferrée. Ce genre de configuration, beaucoup de villes moyennes l'envient.

Reste à savoir quoi prendre, à quelle heure, et pour combien. Parce que la théorie du « tout est possible » s'écroule assez vite quand il faut rentrer d'une soirée à 23h depuis Villerest. L'objectif ici : des réponses concrètes, selon qu'on habite Roanne intra-muros, une commune de la première couronne, ou un village perdu du nord du département.

Le réseau STAR, colonne vertébrale du quotidien urbain

Ce que le réseau couvre vraiment

Le réseau STAR articule deux logiques bien distinctes. D'un côté, des lignes structurantes qui relient les pôles denses : Roanne, Riorges, Mably, Le Coteau, Villerest. Ce sont elles qui portent l'essentiel des voyageurs. De l'autre, des lignes de desserte périphérique, plus légères, qui viennent chercher les quartiers excentrés et les communes moins peuplées.

En heure de pointe, sur les axes principaux, la fréquence tient la route. Un bus toutes les vingt à trente minutes selon les lignes, ce qui permet de rater le sien sans que la journée soit compromise.

Le vrai point de friction, c'est le creux de milieu de journée. Entre 9h30 et 11h30, puis entre 14h et 16h, les intervalles s'allongent sérieusement. Pour un rendez-vous médical à 10h ou une course rapide, il faut anticiper. Beaucoup d'usagers occasionnels découvrent ce détail au mauvais moment et en concluent que « le bus ne marche pas ». Non : le bus marche, mais il est calibré sur les flux domicile-travail.

Le transport à la demande, l'outil que personne ne connaît

C'est probablement la ressource la plus sous-exploitée du territoire. Le principe : dans les zones peu denses où faire circuler un bus de douze mètres à vide n'aurait aucun sens, un véhicule vient vous chercher, sur réservation.

Il faut réserver à l'avance, généralement la veille ou plusieurs heures avant selon les modalités en vigueur. Ça demande un minimum d'organisation, évidemment. Mais pour un habitant d'une commune rurale de l'agglomération qui doit rejoindre le centre de Roanne, c'est souvent la seule alternative à la voiture, et elle coûte le prix d'un ticket de bus ordinaire.

Pourquoi si peu de monde l'utilise ? Parce que ça ne se voit pas. Un arrêt de bus, ça existe physiquement dans le paysage. Un service à la demande, il faut le chercher, comprendre son fonctionnement, décrocher son téléphone. Cette friction psychologique en écarte plus que la contrainte réelle.

Tarifs : le calcul que peu de gens font honnêtement

Ticket à l'unité, carnet, abonnement mensuel, abonnement annuel : la grille classique. Avec des tarifs réduits pour les scolaires, les étudiants, les demandeurs d'emploi et les seniors, plus une tarification solidaire indexée sur les ressources.

Maintenant, la comparaison qui fâche. Prenons un trajet domicile-travail de 12 km aller-retour, cinq jours par semaine. En voiture, on pense spontanément « carburant ». Erreur classique.

Il faut ajouter l'assurance, l'entretien, les pneus, le contrôle technique, la décote du véhicule, et le stationnement. Les barèmes officiels situent le coût de revient d'une citadine entre 0,45 et 0,60 € du kilomètre selon le modèle et le kilométrage annuel. Sur 12 km par jour ouvré, soit environ 2 700 km par an pour ce seul trajet, on arrive à une fourchette de 1 200 à 1 600 € annuels. Un abonnement urbain annuel, lui, se compte en centaines d'euros, souvent avec une prise en charge de 50 % par l'employeur.

L'écart est net. Il devient vertigineux si le ménage peut passer de deux voitures à une seule.

Accessibilité et services embarqués

Les véhicules récents sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, avec plancher bas et palette rétractable. L'information voyageurs en temps réel via l'application mobile a considérablement changé le rapport au bus : savoir que le prochain passe dans quatre minutes, ce n'est pas un gadget, c'est ce qui transforme une attente subie en attente choisie.

Le TER : partir, mais aussi circuler à l'intérieur du territoire

Les axes au départ de Roanne

Roanne – Lyon Part-Dieu constitue l'axe majeur, avec un temps de trajet d'environ une heure quinze et plusieurs allers-retours quotidiens. Pour un actif qui travaille dans la métropole lyonnaise, c'est du temps de lecture, de sommeil ou de travail, pas du temps perdu dans les bouchons de l'A89.

Viennent ensuite Roanne – Saint-Étienne, Roanne – Clermont-Ferrand, et la desserte vers Paray-le-Monial et la Bourgogne.

Mais voici le point que la plupart des habitants ignorent : ces lignes desservent des haltes intermédiaires sur le territoire même. Le Coteau, Saint-Germain-Lespinasse, Régny selon les axes. Autrement dit, le train n'est pas seulement un moyen de quitter le Roannais, c'est aussi un moyen de s'y déplacer. Un habitant du Coteau qui travaille à Roanne peut faire le trajet en quelques minutes de train. Combien le font ? Une poignée.

Abonnements régionaux et intermodalité

La région propose des abonnements travail, des formules jeunes et des cartes de réduction qui rendent le train régulier économiquement redoutable. Un abonnement mensuel domicile-travail, cofinancé à moitié par l'employeur, revient à un coût dérisoire comparé à 100 km quotidiens en voiture.

Le point réellement décisif, c'est l'intermodalité tarifaire. Existe-t-il un titre unique combinant TER et réseau urbain ? Cette question détermine à elle seule le confort d'usage d'une chaîne de déplacement. Devoir jongler entre deux abonnements, deux applications et deux logiques tarifaires décourage plus sûrement qu'un temps de trajet allongé. Se renseigner directement auprès de la boutique en gare reste le réflexe le plus efficace, les dispositifs évoluant régulièrement.

Les limites, qu'il vaut mieux connaître avant

Soyons francs, sinon tout le reste de cet article perd sa crédibilité.

L'amplitude horaire du soir est le talon d'Achille. Les derniers trains partent tôt par rapport aux habitudes d'une grande agglomération. Un spectacle qui finit à 22h30 à Lyon, et le retour du soir même devient acrobatique.

Les week-ends offrent une desserte plus légère. Et il faut composer avec les périodes de travaux, pendant lesquelles des autocars de substitution remplacent les trains, avec des temps de parcours sensiblement rallongés.

Ces contraintes ne condamnent pas l'usage du train. Elles obligent à construire son organisation autour, ce qui n'est pas la même chose.

Les cars régionaux : le maillon qu'on oublie systématiquement

Il existe un réseau de lignes interurbaines qui dessert les bourgs sans gare ferroviaire. Ces cars transportent chaque jour des lycéens, des salariés vers les zones commerciales, des habitants du nord du département vers Roanne.

Leur problème n'est pas la desserte. C'est la visibilité.

Trouver un horaire de car régional demande de savoir où chercher, sur quel site, sous quelle dénomination de ligne. Là où une application de bus urbain affiche le prochain passage en deux clics, l'information des cars reste dispersée. Résultat : des lignes qui roulent, avec des sièges vides, à côté d'habitants persuadés qu'aucun transport ne passe chez eux.

Le conseil pratique : passer par le calculateur d'itinéraires régional multimodal, qui agrège l'ensemble des offres, plutôt que de chercher ligne par ligne. Et ne pas hésiter à appeler. Les agents de mobilité connaissent des combinaisons que les algorithmes ne proposent pas.

Le covoiturage, la réponse la plus adaptée au tissu rural

Deux usages qu'il faut cesser de confondre

Le covoiturage longue distance occasionnel et le covoiturage quotidien n'ont rien à voir. Les plateformes grand public bien connues sont calibrées pour le premier : un Roanne – Paris un vendredi soir, ça fonctionne parfaitement.

Pour le trajet domicile-travail, la logique est différente. Il faut des partenaires réguliers, des horaires stables, une confiance installée. Roanne – Lyon et Roanne – Saint-Étienne concentrent des flux pendulaires suffisants pour que des équipages se forment durablement.

La méthode qui marche le mieux ? Souvent la plus simple. Le groupe de collègues, le réseau interne de l'entreprise, la page locale dédiée. Les plateformes institutionnelles soutenues par les collectivités complètent le dispositif, avec l'avantage de garanties en cas de défaillance du conducteur.

Aires de covoiturage et parkings relais

Des aires aménagées existent aux abords des grands axes, notamment sur la N7 et la RN82, ainsi que près des échangeurs. Elles permettent le rabattement : on laisse sa voiture, on monte dans celle d'un autre.

Ce sujet du stationnement de rabattement est central et pourtant traité comme un détail technique. Une aire mal placée, mal éclairée ou saturée à 7h30, et le dispositif ne prend pas. À l'inverse, un parking sûr, visible depuis la route, avec quelques places ombragées, et les usages s'installent tout seuls.

Ce que ça rapporte concrètement

Chiffrons sur un cas réaliste : 80 km aller-retour quotidiens, environ 220 jours travaillés, soit 17 600 km annuels.

Au coût de revient complet, entre 0,45 et 0,55 € du kilomètre, ce trajet représente 8 000 à 9 700 € par an. En covoiturant à deux, chacun prenant le volant une semaine sur deux, la facture est divisée par deux : entre 4 000 et 4 800 € économisés annuellement. À quatre dans le véhicule, l'économie dépasse 6 000 €.

Ajoutons le forfait mobilités durables : l'employeur peut verser jusqu'à 900 € par an, exonérés de charges et d'impôt, aux salariés qui covoiturent ou viennent à vélo. Beaucoup de salariés ignorent que ce dispositif existe, et beaucoup d'employeurs ne l'ont jamais mis en place faute qu'on le leur demande. Un point à soulever lors d'un entretien annuel.

Des primes régionales et nationales complètent régulièrement l'édifice, avec des conditions qui évoluent : vérifier avant de s'engager.

Mobilités douces : le Roannais a une carte à jouer

Le vélo dans une agglomération au relief clément

Le Roannais possède un atout géographique que peu de territoires comparables peuvent revendiquer : un centre plat, compact, et des distances inter-communes courtes. De Roanne à Riorges, de Roanne au Coteau, on parle de quelques kilomètres. À vélo, c'est dix à quinze minutes, souvent plus rapide qu'en voiture aux heures de pointe une fois le stationnement compté.

Les aménagements cyclables progressent, avec des continuités encore imparfaites. Certains axes structurants restent inconfortables pour un cycliste peu aguerri, et la traversée de la Loire concentre les difficultés : les points de franchissement sont peu nombreux et pas tous équipés.

C'est le chaînon manquant classique. Un itinéraire cyclable vaut par son maillon le plus faible, pas par sa longueur totale.

La Voie Verte, un axe utilitaire déguisé en promenade

Voilà un angle rarement traité, et pourtant évident dès qu'on l'énonce.

La Voie Verte et les itinéraires de la Loire à Vélo sont présentés, promus et perçus comme des équipements de loisir. Balade dominicale, tourisme fluvial, familles avec remorque. Très bien.

Mais ces axes en site propre, plats, sécurisés, relient précisément Roanne à des communes riveraines où vivent des milliers d'actifs. Rien n'interdit de les emprunter un mardi matin à 8h avec un sac à dos et un casque. Aucune voiture, aucun feu rouge, un revêtement correct. Pour qui accepte de repenser la fonction de ces infrastructures, le gain est immédiat.

Il manque probablement une signalétique et une communication qui assument cet usage. Un panneau « Roanne centre : 22 minutes à vélo » en dirait plus long que dix plaquettes.

Le VAE change l'échelle du possible

L'assistance électrique déplace la frontière du raisonnable. Sans assistance, la limite psychologique du trajet quotidien tourne autour de 5 à 7 km. Avec, elle grimpe à 15 km sans effort particulier, et le vent de face ou la côte de retour cessent d'être un argument.

Concrètement, cela met une bonne partie de l'agglomération à portée de vélo pour un trajet domicile-travail. Et on arrive sans avoir transpiré, détail non négligeable quand on travaille en tenue correcte.

Des dispositifs de location longue durée existent localement, permettant de tester plusieurs mois avant d'investir. C'est de loin la formule la plus sensée : un VAE coûte cher, et rien ne remplace l'essai grandeur nature sur son propre trajet, par temps de pluie et en hiver. Des aides à l'achat, régionales et parfois communales, viennent réduire la facture pour ceux qui franchissent le pas.

Stationnement et sécurité, le sujet qui décide de tout

On peut construire cent kilomètres de pistes cyclables : si les vélos se font voler, personne ne pédalera.

Les arceaux en centre-ville, les consignes sécurisées en gare et le marquage antivol forment le triptyque indispensable. Le marquage, gravé sur le cadre et enregistré dans un fichier national, réduit fortement le risque de revente et permet de récupérer un vélo retrouvé. Des opérations de marquage sont organisées régulièrement par les associations locales, souvent gratuitement ou pour quelques euros.

Quant à l'intermodalité vélo plus train, elle fonctionne bien : les TER de la région acceptent les vélos non démontés, avec des restrictions possibles en heure de pointe. Un vélo pliant règle définitivement la question.

Trois itinéraires types, détaillés minute par minute

Assez de généralités. Voici trois situations réelles, chiffrées.

Cas 1 : habiter une commune de l'agglo, travailler dans le centre de Roanne

Profil : commune de la seconde couronne, horaires de bureau classiques.

Le matin, réservation la veille du transport à la demande, ou marche jusqu'à l'arrêt de la ligne périphérique. Comptez 5 à 10 minutes de marche, 20 à 30 minutes de trajet selon la desserte, puis 5 minutes à pied jusqu'au lieu de travail. Total : 35 à 45 minutes porte à porte.

En voiture, le même trajet prendrait 20 minutes, plus 5 à 10 minutes pour trouver et payer une place. L'écart réel se réduit à une quinzaine de minutes par trajet, pendant lesquelles on lit ou on répond à ses messages.

Budget : abonnement mensuel urbain, souvent pris en charge à moitié par l'employeur. On reste très en dessous du coût d'usage d'un véhicule.

Le point de vigilance : le retour tardif. Au-delà d'une certaine heure, la desserte s'éteint. Une soirée imprévue impose un plan B, taxi ou covoiturage improvisé.

Cas 2 : habiter Roanne, travailler à Lyon

C'est le scénario où la chaîne multimodale brille vraiment.

Vélo du domicile à la gare de Roanne : 8 minutes, vélo laissé en consigne sécurisée. TER jusqu'à Part-Dieu : environ 1h15, assis, avec du réseau sur la majorité du parcours. Puis métro ou tramway lyonnais jusqu'au bureau : 10 à 20 minutes.

Total : autour de 1h45 à 1h55 porte à porte. En voiture, sur l'A89 puis dans la circulation lyonnaise aux heures de pointe, il faut compter entre 1h30 et 2h15 selon le trafic, avec une variabilité nettement supérieure. Et un stationnement lyonnais à financer.

Budget : abonnement TER régional plus abonnement urbain lyonnais, tous deux éligibles à la prise en charge employeur. Face à 200 km quotidiens en voiture, la comparaison ne se discute pas.

Le vrai gain n'est d'ailleurs pas financier. C'est de récupérer deux heures et demie de temps utilisable par jour au lieu de deux heures de conduite en état de vigilance.

Cas 3 : habiter un village hors agglomération, rejoindre la gare

Le cas le plus exigeant, celui où la voiture semble incontournable.

Deux montages possibles. Premier montage : car régional jusqu'à Roanne, puis correspondance TER. Ça fonctionne si les horaires s'emboîtent, ce qui demande une vérification préalable sérieuse et parfois d'accepter une marge d'attente.

Second montage : voiture jusqu'à l'aire de covoiturage ou au parking de la gare, puis train. C'est la solution du « voiture-tampon » : on garde un véhicule, mais on ne lui fait faire que 10 km au lieu de 100. Sur l'année, la différence en carburant, en usure et en fatigue est considérable.

Pour ces territoires, la sortie totale de la voiture reste difficile à assumer honnêtement. La réduction drastique de son usage, en revanche, est parfaitement atteignable.

Courses, santé, sorties : le point aveugle de tous les guides

La plupart des contenus sur la mobilité raisonnent domicile-travail. Comme si la vie s'arrêtait là.

Or les vraies questions sont ailleurs. Comment on rapporte les courses de la semaine ? Comment on va à un rendez-vous médical à 8h ? Comment on rentre du cinéma un vendredi soir ?

Pour les courses, les zones commerciales périphériques sont desservies, mais les fréquences en journée compliquent les gros volumes. Trois pistes qui fonctionnent : la livraison à domicile, le drive combiné à un covoiturage occasionnel, et surtout le retour vers les commerces de proximité. Faire ses courses en trois fois trente minutes à pied dans son quartier, plutôt qu'en une expédition hebdomadaire de deux heures, ce n'est pas seulement possible : beaucoup de gens qui ont sauté le pas ne reviennent pas en arrière. Une sacoche de vélo ou un caddie change tout, et personne ne vous regarde bizarrement, contrairement à ce qu'on imagine.

Pour la santé, les établissements sont desservis par le réseau urbain, et le transport à la demande couvre les cas particuliers. Les transports sanitaires prescrits restent évidemment une solution pour les situations qui le justifient.

Pour les sorties, il faut être direct : les soirées tardives et les dimanches constituent la véritable limite. La desserte s'allège fortement, voire disparaît. C'est là que le covoiturage entre amis, le taxi occasionnel ou le vélo bien éclairé prennent le relais. Un budget taxi de quelques dizaines d'euros par mois reste sans commune mesure avec le coût d'un second véhicule.

Les aides mobilisables, et où les demander

Récapitulatif des dispositifs qui existent réellement, sous réserve des évolutions réglementaires.

  • Forfait mobilités durables : versé par l'employeur, jusqu'à 900 € par an exonérés, pour le vélo, le covoiturage et les transports partagés. À demander au service RH, qui doit l'avoir mis en place.
  • Prise en charge employeur des abonnements : 50 % minimum du coût de l'abonnement de transport public, obligation légale.
  • Aides à l'achat d'un vélo : dispositifs régionaux et parfois communaux, cumulables selon les cas, à vérifier auprès de la collectivité.
  • Tarification solidaire : réductions sur les titres de transport selon les ressources du foyer, à constituer auprès de l'agence commerciale du réseau.
  • Plateformes de mobilité insertion-emploi : location de véhicules à tarif solidaire, aide au permis, accompagnement individualisé. Portées par des structures locales, elles s'adressent aux personnes en recherche d'emploi ou en insertion.

Un conseil qui vaut pour tous ces dispositifs : le premier interlocuteur utile est souvent la conseillère mobilité de la collectivité ou de la structure d'insertion. Elle connaît les cumuls possibles, les dossiers qui passent, et les pièges administratifs. Une demi-heure de rendez-vous fait gagner des mois.

Ce qui va bouger dans les années qui viennent

Le territoire ne restera pas figé. Les schémas directeurs cyclables prévoient la résorption progressive des discontinuités, notamment sur les franchissements et les liaisons inter-communes. Chaque tronçon manquant comblé produit un effet disproportionné sur la fréquentation : ce sont les ruptures qui dissuadent, pas les distances.

Du côté du réseau urbain, les évolutions portent sur la restructuration des lignes, l'amélioration de l'information voyageurs et le renouvellement du parc vers des motorisations moins polluantes.

Sur le ferroviaire, les programmes régionaux de modernisation des lignes structurantes conditionnent la fiabilité future des dessertes. Une ligne régénérée, c'est moins de ralentissements, moins de travaux subis, et une régularité qui permet enfin de bâtir une organisation personnelle dessus.

Se projeter dans cette trajectoire change le regard : ce qui est aujourd'hui inconfortable ne le restera pas nécessairement.

Alors, faisable ou pas ?

Réponse nuancée, parce que la vérité l'est.

À Roanne et dans la première couronne, vivre sans voiture est non seulement réaliste mais souvent plus agréable qu'on ne l'imagine. Les distances sont courtes, le réseau existe, le vélo fonctionne, et le train ouvre sur l'extérieur.

Au-delà, dans les communes rurales, la sortie totale de la voiture demande une organisation exigeante et une tolérance à la contrainte que tout le monde n'a pas. Mais la réduction de son usage, elle, est à la portée de presque tous. Passer de deux voitures à une, c'est déjà plusieurs milliers d'euros récupérés chaque année.

Le meilleur conseil à donner n'est pas de tout changer d'un coup. C'est de tester un seul trajet, une seule semaine. Celui du mardi, par exemple. Réserver le transport à la demande, prendre le train jusqu'à la halte voisine, sortir le vélo un matin où la météo coopère.

Ce qui bloque, dans neuf cas sur dix, ce n'est pas l'offre. C'est l'habitude et le manque d'information. Les services de mobilité de l'agglomération, les agences en gare et les associations locales de cyclistes fournissent gratuitement ce qui manque. Il suffit de pousser la porte.

Questions fréquentes

Combien coûte un abonnement de bus à Roanne ?

Le réseau STAR propose des tickets à l'unité, des carnets et des abonnements mensuels ou annuels, avec des tarifs réduits pour les scolaires, étudiants, demandeurs d'emploi et seniors, ainsi qu'une tarification solidaire selon les ressources. L'employeur prend obligatoirement en charge 50 % du coût de l'abonnement pour les trajets domicile-travail. Les grilles tarifaires à jour sont consultables en agence commerciale et sur le site du réseau.

Combien de temps met le train entre Roanne et Lyon ?

Le TER relie Roanne à Lyon Part-Dieu en environ 1h15, avec plusieurs allers-retours quotidiens répartis sur la journée. Les horaires sont renforcés aux périodes de pointe pour les trajets domicile-travail, et la desserte est plus légère les week-ends et jours fériés.

Comment réserver le transport à la demande dans le Roannais ?

Le transport à la demande fonctionne sur réservation préalable, à effectuer par téléphone ou en ligne auprès du service dédié du réseau, généralement la veille du déplacement. Il dessert les zones peu denses de l'agglomération non couvertes par les lignes régulières, au tarif d'un titre de transport classique.

Peut-on emmener son vélo dans le TER ?

Oui, les TER de la région acceptent gratuitement les vélos non démontés dans les espaces prévus à cet effet, sous réserve de la place disponible et avec des restrictions possibles aux heures de forte affluence. Un vélo pliant, considéré comme un bagage, peut être transporté sans aucune restriction.

Existe-t-il un service de vélos en libre-service à Roanne ?

Le territoire s'appuie principalement sur des dispositifs de location longue durée, qui permettent de disposer d'un vélo classique ou à assistance électrique pendant plusieurs mois avant un éventuel achat. Cette formule est mieux adaptée qu'un libre-service en station à une agglomération de cette taille, où les trajets se font surtout en aller-retour depuis le domicile.

Comment se rendre à l'hôpital de Roanne sans voiture ?

L'établissement est desservi par le réseau de bus urbain STAR, avec des arrêts à proximité immédiate. Pour les communes non couvertes par les lignes régulières, le transport à la demande constitue la solution adaptée, sur réservation la veille. Les transports sanitaires prescrits par un médecin restent mobilisables pour les situations médicales qui le justifient.

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